La pizza est sans doute le symbole de la convivialité spontanée. Pourtant, sous son apparente simplicité, elle impose un exercice d'équilibriste passionnant pour le vin. Tout part de la sauce tomate : cuite et concentrée, elle apporte une vive acidité couplée à une sucrosité naturelle qui demande du répondant dans le verre. Face à elle, la mozzarella fondue dépose une couche de matière grasse lactique et onctueuse, enrichie par les arômes toastés de la croûte et la fraîcheur herbacée du basilic ou de l'origan.
Mon avis est clair : ouvrir un vin trop lourd ou saturé de tanins sur une pizza est la garantie d'un blocage aromatique. Les tanins rugueux se heurtent à la tomate et durcissent la finale. Pour accompagner ce classique sans alourdir ta tablée, la clé réside dans des vins rouges digestes, juteux et fluides, dotés d'une acidité pimpante pour rafraîchir le palais entre deux bouchées gourmandes.